French 79
Unreal Story Part 1
[Couplet 1]
La nuit, je consomme chaque jour comme le dernier
Je me pousse à bout, je crame, j'consume, j'éreinte
Dans mes bras, j'ai découvert de quoi renverser tout pour un destin
Sérieux, je crâne pas, j'ai fait un vœu :
M'appartenir au mieux sans plus souffrir les grands écarts qui pourrissent ma vie
Pour ça, je tire, j'exagère, enfonce aussi loin que je peux
M'éloignement dépossédé
Je refuse de travailler, c'est ainsi, j'aime être ailleurs
J'ai laissé mon cœur à l'étage et j'écris ces vers
Ces vers sincères, plus gros que moi
Qu'un jour peut-être on se lira
Ces vers si clairs qu'ils me libèrent
Pudiques, gorgés de vérité
Si simples, qu'ils seront aurore à jamais
Comme il est juste de tout tenter
Ca aide à tout mieux percevoir
J'étais né pour tout conquérir, sans rien chercher à posséder, aujourd'hui c'est fait et alors ?
Oui, c'est moi
Tout ce matin qui vais, d'une impeccable clarté, composer ces vers
Sans quitter des yeux le chemin depuis le ciel et l'horizon devant
La vie dans ses dérives offre bien plus de perspective que de regrets
Ce soir, c'est moi qui régale, c'est la mienne, c'est pour moi

[Couplet 2]
Ce soir, je vais exagérer
Vrai dramatique du destin je vends mon âme pour des segments de solitude, pacotille dont j'ai besoin pour m'assurer que chaque minute qui passe n'est faite d'aucune autre chose que de volupté
Pour me donner du courage, m'autoriser l'audace de dire tout vraiment, je m'pousse à bout, m'éreinte, m'étreins jusque dans mes secrets
Là, juste, c'est moi
Aucun défi me hante, nul besoin de produire le moindre effort
Seules l'élégance et la légèreté trouvent grâce à mes yeux, une place où, reste de moi juste de quoi n'être que moi, pas plus
[Couplet 3]
Pris sur le fait, mes mots contestent toutes les limites, rasent la quasi-totalité des généralités, éclipsent le quotidien, ajustent la moindre syllabe pile à ma taille quand il y a plus rien, plus que du vide, plus à la fin, que moi
Mes mots au fond n'ont qu'une idée : me traverser, découvrir qui je suis
Mes horreurs se sont adaptées c'est comme ça, le jour j'ai peur je réfléchis trop je manque d'air, j'ai pas le choix j'aime mieux la nuit, (ouh)
Pas d'inquiétudes moi, vous savez, ça va
Je suis bien seul, dans mon abri quand il y a plus rien, qu'il y a plus personne, qu'il reste moi, à cet endroit que moi, la nuit
A bien y réfléchir, à tout considérer, à l'intérieur, ni plus, ni moins que ça
Quand le jour se rapproche, que je vais droit au but
Détacher quotidien sans rien d'autre, sans rien
A cette heure avancée, que de simples idées formulées comme il faut
Une pluie de justesse s'abat soudain sur moi
De son flux me transperce, balaie mes forteresses
Une pluie qui provient d'au-delà, tout au bout, du fin fond de moi
Une pluie d'eau si claire que je m'y suis baigné
Il y a longtemps que je t'aime, jamais ne renoncerai
Il y a tant à faire, par-delà la fatigue, par-delà le chagrin, quand vidé au petit matin je me sens de balancer
Cherchant la beauté et la force de dire ce que j'ai sur le cœur avec la certitude que je suis à l'endroit précis où ma voix doit se mettre pour donner sans effort sa pleine mesure
L'émotion de cela
Là, j'me pose, je sais que je me suis trouvé
Et c'est neuf, je peux y prétendre, je tue la méchanceté

[Outro]
Je tue, la méchanceté
Je tue, la méchanceté